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 Besoins et techniques de production

Les exigences sociales de notre période sont montrées comme des nécessités de toute la société. On parle naturellement de bien commun. Elles pourvoient des rôles - ce bien suprême dans un Univers où le concept du travail est dérobé. Elles pourvoient des produits, elles agréent de travailler et d’acquérir plus (sous-entendu, perçu par tout le monde, de perpétrer plus). Elles sont à la portée de tous. Il en est de même des entreprises. N’est-il pas de l’utilité des individus comme de celui des entreprises que la vulgarisation de l’enseignement accepte à chacun de montrer ses talents au maximum ?

Il est dans la dialectique de la diplomatie propre au régime de présenter la figure d’une société unie où tout soit au service de la réponse des identiques besoins, connus par les uns et les autres, d’une société égalitariste, structurée autour d’un modèle de consommation que la rénovation technique admet à tous d’aboutir. La politique d’action ouvrier doit par contre se construire sur une contradiction de cette image.

Il est simple de postuler que le style de production et les taux de production déterminent de façon absolue les nécessités sociales des ouvriers. Malgré ces taux de production, ou à cause d’eux, les travailleurs ont pu s’organiser, contester le mode capitaliste de production, en imaginer un autre, ce qui était indispensable à la contestation. De même, ils sont capables d’imaginer d’autres formes de besoins sociaux, d’autres manières d’utiliser les réponses aux besoins existants. Partant des rapports de consommation qui, nous l’avons vu, ne sont pas entièrement capitalistes, ils sont capables d’opposer concrètement ces formes de besoins a celles que propose le régime, c’est-à-dire de contredire les entreprises sur la consommation.

 

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